A l’instar de tous les pays du monde : L’Algérie a célèbre hier la Journée mondiale des zones humides

L’Algérie célèbre ce mercredi la Journée mondiale des zones humides sous le thème «Agir pour les zones humides, c’est agir pour la nature et les humains ».A l’occasion de cette journée, la Direction générale des Forêts (DGF), a souligné la nécessité de préserver les zones humides précisant, qu’il appartient à chacun de protéger cet écosystème précieux et de le gérer d’une manière rationnelle et de le restaurer le cas échéant. Il est temps d’investir davantage dans les zones humides par des actions qui rentrent dans le cadre de développement durable, a ajouté la DGF. Pour cette année, la DGF a énuméré trois messages clés soulignés dans le cadre de cette célébration. Il s’agit de la valorisation des zones humides pour les multiples avantages et les solutions fondées sur la nature qu’elles offrent pour le bien être de la planète et des êtres humaines, de gérer et utiliser les zones humides de manière rationnelle, ainsi que de restaurer les zones humides détruites ou dégradés pour faire renaitre la richesse de la biodiversité qu’abritent ces écosystèmes indispensables au maintien de la vie. La journée mondiale des zones humides célébrée le 2 février de chaque année est une journée dédiée à la sensibilisation et pour faire connaître ces écosystèmes. Elle marque l’anniversaire de la convention adoptée en tant que traité international en 1971 dans la ville de Ramsar en Iran.Pour cette année, cet évènement est célébré dans le cadre officiel des Nations unies suite à l’inscription par l’Assemblée générale des Nations unies de cette journée dans son calendrier des journées internationales.

Prés de 90 des zones humides de la planète ont été dégradées

Prés de 90 des zones humides de la planète ont été dégradées depuis les années 1700. Des écosystèmes qui disparaissent aujourd’hui trois fois plus vite que les forêts. « Il est urgent que l’opinion publique nationale et internationale prenne conscience de ce phénomène. Les stratégies et plans d’actions élaborés doivent avoir pour objectif ultime d’enrayer leur disparition et d’encourager les actions de conservation et de restauration », a souligné la Direction générale des Forêts lançant un appel urgent à l’action pour investir aussi bien en capital financier qu’en capital humain et politique pour empêcher les zones humides de disparaitre et de restaurer celles déjà dégradées.

Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts

Les zones humides, écosystèmes précieux face au changement climatique, disparaissent trois fois plus vite que les forêts, alerte l’institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes. Une disparition d’autant plus dangereuse que les zones humides sont l’écosystème le plus productif sur la planète : elles ne couvrent même pas 6% des terres immergées et elles produisent pourtant un quart de toute la productivité primaire, c’est-à-dire toute cette vie qui est à la base de la chaîne alimentaire.

La sécheresse à l’origine d’une baisse significative des zones humides

Le phénomène de sécheresse qu’a connu ces dernières temps plusieurs région de l’Algérie, notamment la wilaya de Blida a provoqué une baisse significative du niveau d’eau de plusieurs lacs et l’assèchement de certains autres, d’où la nécessité d’intensifier les efforts pour protéger les zones classées humides.Dans une déclaration à la veille de la célébration de la Journée mondiale des zones humides, le chef du département de l’Expansion des richesses et de la Protection des terres à la Conservation des forêts de wilaya, Mohamed Mokadem a estimé que le problème de la sécheresse que connaît l’Algérie ces dernières années, est devenu l’une des causes les plus importantes menaçant la disparition des lacs.Situé à 1.230m d’altitude sur une superficie de deux hectares, le lac Dhaya, dont le niveau des eaux n’a jamais été aussi bas que ces dernières années, a été complètement asséché l’été dernier lorsqu’il est devenu une terre aride empruntée par les véhicules, a regretté le même responsable. La même situation a été enregistrée au barrage El-Moustakbal d’El Affroun à la frontière avec la wilaya d’Aïn Defla, qui s’est également asséché durant l’été dernier. Les pluies du mois de novembre dernier ont permis à ce barrage et au lac Dhaya de restituer une partie de leurs eaux.

Une enveloppe 150 millions de dinars pour l’aménagement de la zone humide Morseli

Une enveloppe de 150 millions de dinars a été débloquée par le ministre e de l’environnement pour l’aménagement de la zone humide Morseli dans le sud de la wilaya d’Oran. Un site naturel qui attire, chaque année, des milliers d’oiseaux migrateurs Dans le cadre des préparatifs pour le lancement des travaux de ce projet, une sortie sur le terrain a été organisé mardi en présence de plusieurs personnalités. Cette visite a permis dans un premier temps de localiser le site du projet. Une séance de travail sera tenue prochainement.

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